Hausse des crédits à la consommation au premier semestre 2016

Pendant les mois de juin et juillet 2016, les banques ont considérablement augmenté le nombre de crédits à la consommation qu’elles ont accordé. Selon les chiffres publiés par la Banque de France, ce type de crédit à atteint 156, 2 milliards d’euros pendant cette période, soit une hausse de  5,7 % en une année. Même si cette augmentation n’arrive pas la hauteur des statistiques d’avant le krach boursier de 2008, elle se place dans la lignée du bon dynamisme enregistré par ce crédit depuis début 2015.

Les explications de cette augmentation      

Pour les spécialistes, la baisse historique des taux de crédit explique en grande partie l’explosion du crédit à la consommation. En effet, les consommateurs sont plus enclins à emprunter afin de profiter de la baisse des taux d’intérêt d’environ 0,50 % depuis le début de l’année 2016.

C’est notamment le crédit auto qui tire à la hausse le prêt à la consommation. Les Français sont en effet de plus en plus nombreux à vouloir acheter leur voiture en choisissant la Location avec option d’achat (LOA). Cette attitude reflète également un changement dans l’habitude des ménages qui ont désormais tendance à consommer plus et plus vite.

L’automobile en locomotive

De l’autre côté, l’embellie constatée ces derniers mois sur le marché automobile se traduit par l’augmentation des ventes.  D’où une hausse de plus de 30 % du nombre des immatriculations depuis le début de l’année 2016.

Enfin,  les Français misent également sur le crédit à la consommation pour face aux différents imprévus dans leur vie. Ce type d’emprunt est ainsi utilisé par certains pour faire face aux « découverts chroniques » qui se chiffre en moyenne à 360 euros. Notons que d’après une étude Cofidis. CSA, le montant moyen annuel par foyer de ces imprévus se situe aux environs de 1 926 euros.

Rachats et renégociation de crédits en hausse durant l’été 2016

D’après les prévisions publiées par la Banque de France, le rachat de crédit immobilier ainsi que la renégociation de crédit à l’habitat a connu une augmentation de l’ordre de 44 % en juillet 2016. Selon les spécialistes, cette hausse est susceptible de se poursuivre les mois suivants si certaines conditions sont réunies. Il s’agit notamment de la persistance de l’augmentation du prix de l’immobilier qui est censé continuer jusqu’en 2017 et celle de la baisse des taux nominaux des crédits à l’habitat.

Différence entre renégociation et rachat de crédit

Il convient de différencier rachat de crédit et renégociation de crédit. On parle de rachat ou de regroupement de crédit quand une personne possède plusieurs crédits en cours et qu’elle souhaite les réunir en un seul. De cette façon, elle n’aura à payer à un unique créancier qu’une seule mensualité. De plus, il est possible de rallonger la durée de ce prêt unique afin d’allonger le montant des remboursements.

La renégociation de crédit consiste à discuter avec son banquier avec d’abaisser le taux de son emprunt. Concrètement, cette négociation peut se traduire par un raccourcissement de la durée des remboursements ou encore par une réduction des mensualités à payer. Il convient de noter qu’il est possible que l’emprunteur doive supporter d’autres frais, en dehors des droits de dossier.

Des facteurs qui incitent à faire racheter son crédit ou à le renégocier   

D’après les chiffres de l’Observatoire Crédit Logement, les taux nominaux des prêts à l’habitat ont enregistré des baisses permanentes depuis janvier 2016. Ils ont même battu des records, avec 1,62 % au mois de juin 2016 et même 1,55 % en juillet de la même année. Dans le même temps, cette baisse pousse les investisseurs à investir dans les résidences secondaires ou dans le logement locatif.

Pour bénéficier de ces conditions exceptionnelles, les personnes qui ont déjà contracté un prêt bancaire essayent de renégocier ou de faire racheter leur crédit. Ce qui donne le chiffre de 44 % constaté par la Banque de France.

Les étapes à suivre dans un rachat de crédit

Le principal objectif d’un rachat de crédit est d’aider une personne qui rencontre des difficultés financières à cause de ses nombreux crédits à retrouver une certaine stabilité. En effet, l’accumulation de crédits peut les empêcher à avoir une stabilité dans leur finance et à honorer les échéances. Le risque de surendettement n’est pas loin, c’est pourquoi le regroupement de crédit peut devenir la solution idoine. Avant de se décider à adopter cette alternative, il convient de procéder par étapes.

1ère phase : renseignement 

Il est important de se renseigner sur les tenants et aboutissants d’un rachat de crédit. Le recours aux services d’un courtier en ligne peut être utile car celui-ci est en mesure de répondre aux différentes questions que l’emprunteur se pose. Ce professionnel peut également prodiguer de précieux conseils car il connait parfaitement toutes les ficelles de son métier.

Il faut dans ce cadre évaluer précisément le montant des crédits à racheter ainsi que celui des indemnités de remboursement anticipé à verser aux établissements prêteurs. Connaitre ses besoins de trésorerie ainsi que les frais de garantie indispensables est également primordial.

2ème étape : comparaison des offres

Le courtier va se baser sur tous les justificatifs que l’emprunteur va lui fournir afin de prospecter pour trouver la meilleure offre de rachat de crédit du marché. Avis d’imposition, derniers bulletins de salaire, tableau d’amortissement des crédits en cours peuvent l’aider dans sa recherche. Plus les renseignements qui lui sont communiqués sont complets, plus il sera en mesure de trouver un regroupement de crédit adapté au cas de l’emprunteur. Il sera également plus facile de comparer les différentes offres reçues et de choisir celle qui répond le plus à ses besoins.

3ème étape : signature de l’offre de regroupement

L’emprunteur envoie à l’organisme financier les pièces justificatives qui vont permettre à ce dernier d’accepter ou non le rachat de crédit. Une fois qu’il est d’accord, l’établissement financier expédie l’offre de rachat à l’emprunteur qui doit l’étudier soigneusement avant de le signer.

Pourquoi faire racheter son crédit ?

Le rapport annuel de l’Observatoire des crédits aux ménages a constaté une stabilisation du taux de détention des crédits des ménages français  en 2015. Il se chiffre en effet à 46, 5 % alors qu’il atteignait 52,6 % en 2008. Un certain nombre d’entre eux possèdent même deux ou plusieurs crédits en cours. Il peut même arrive que quelques-uns éprouvent des difficultés à faire face aux remboursements.

Rachat de crédit : une solution à de nombreux problèmes      

Une personne ou un ménage peut avoir souscrit un crédit dans 3 ou 4 établissements financiers différents. Un emprunt peut concerner par exemple la construction de sa maison, un autre l’achat de divers appareils électroménagers et le dernier est un crédit auto. Il est possible que les échéances de chacun de ces emprunts soit différentes, ce qui rend difficile la gestion de la trésorerie.

De même, l’individu peut avoir temporairement des problèmes d’argent, ce qui pourrait l’empêcher d’honorer les mensualités de ses emprunts. Le rachat de crédit constitue à rassembler tous les crédits d’une personne en un seul. Cela signifie qu’un établissement financier accepte de rembourser tous les créanciers de l’individu en rachetant tous les crédits en cours. De cette façon, la personne n’a plus qu’un seul crédit à rembourser et une seule échéance à honorer contre plusieurs auparavant. C’est pourquoi cette alternative est également appelée regroupement de crédit.

Comment fonctionne le rachat de crédit ?     

Cette solution présente également l’avantage de faire baisser les mensualités car il est possible de rallonger la durée du nouvel emprunt. Si ce sont des prêts à la consommation qui sont regroupés dans un rachat de crédit, le remboursement peut être étalé entre 1 et 12 ans. Par contre, s’il comprend un prêt immobilier, celui-ci peut varier entre 5 à 30 ans. Il faut cependant se souvenir que plus la durée de ce rachat de crédit est long, plus il va coûter cher à l’emprunteur.

Acheter une voiture en crédit classique ou en LOA ?

L’achat d’une voiture est souvent le résultat d’un acte mûrement réfléchi, même si quelquefois, un coup de cœur pousse une personne à opter pour tel modèle plutôt qu’un autre. La plupart du temps, les Français financent cette acquisition par un crédit auto. Il existe différentes sortes de crédit susceptible d’aider une personne ou un ménage à acheter une voiture. Cependant, les deux formules qui recueillent le plus de suffrage en France sont la Location avec option d’achat (LOA) et le crédit automobile classique.

La Location avec option d’achat (LOA)     

La location avec option d’achat (LOA) séduit de plus en plus les Français. En effet, d’après les chiffres de l’Association des sociétés financières, la LOA a connu une hausse de 34,9 % pour les sept premiers mois de l’année 2016. Et entre juillet 2015 et juillet 2016, cette progression est de 11,3 %. Ce type de crédit automobile laisse en effet le choix à l’emprunteur de garder ou non le véhicule à l’échéance. Cette perspective est particulièrement intéressante pour les personnes qui souhaitent changer régulièrement de voiture. Il leur suffit de ne pas lever l’option d’achat à l’échéance et le véhicule va revenir au bailleur. Ils n’ont plus qu’à faire un nouvel emprunt LOA pour avoir une autre voiture et ainsi de suite.

Le crédit automobile classique

Il s’agit d’un crédit affecté où  l’emprunteur devient propriétaire du véhicule, et ce dès la signature du contrat. Pour une voiture et une durée identiques, l’emprunt automobile classique revient d’ailleurs moins cher pour l’emprunteur que la LOA. Par ailleurs, si la voiture a été perdue, détruite ou volée pendant la période de location, la compagnie d’assurance va rembourser le bailleur. L’emprunteur devra toutefois continuer de régler ses mensualités alors qu’il ne profite plus de la voiture et il aura en outre à payer la valeur résiduelle de celle-ci, comme s’il avait levé l’option d’achat.

Crédit immobilier : la baisse du taux continue

Le taux du crédit immobilier poursuit sa baisse en septembre 2016. Déjà à la fin du mois d’août,  le taux moyen, toutes durées confondues, s’est établi à 1,48 % selon les chiffres de l’Observatoire du Crédit logement. Ainsi, pour une période de 20 ans, ce taux est descendu à 1,80 % contre 1,61 % sur 15 ans et 1,43 % sur 10 ans. Il est même possible de trouver un crédit à moins de 1 % auprès des courtiers en crédit si l’emprunteur dispose d’un bon dossier.

Pour le mois de septembre 2016, cette baisse s’est encore poursuivie. D’après l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux de crédit immobilier est passé le mois dernier à 1,48 % sur 20 ans et 1,26 % sur 15 ans. Entre les années 2000 et aujourd’hui, ce taux a été divisé par quatre ou plus. Et comme le mois de septembre constitue la période où les banques procèdent au rafraichissement de leurs offres, la tendance baissière a encore continué.

Des baisses qui incitent à acheter   

Selon le courtier Cafpi, la baisse du taux de l’emprunt immobilier entre  janvier 2012 et octobre 2016 a permis aux acquéreurs d’accroitre le montant de leur emprunt de 30 %. Cela signifie que ceux-ci ont pu acheter ou construire 30 % de surface supplémentaire ou encore réduire d’un tiers leur effort financier afin de rembourser leur crédit.

Et comme les prix de l’immobilier à la vente demeurent relativement stables, les acheteurs n’hésitent pas à franchir le pas en profitant de ces conditions exceptionnelles. D’après Immonot.com, le réseau immobilier des notaires, rien que pour fin juin 2016, il a déjà été enregistré 830 000 ventes cumulées sur 12 mois sur l’ensemble du territoire français. Ce chiffre s’approche du minimal relevé avant la crise de l’immobilier. Ce sont principalement les primo-accédants qui succombent à ces sirènes, en profitant au passage de la souplesse du prêt à taux zéro (PTZ).

Crédit immobilier : la loi Sapin II peut faire baisser le coût du crédit

L’acquisition ou la construction d’une maison constitue un investissement compte tenu de l’importance de sommes en jeu. Comme il est rare qu’une personne ou un ménage disposent du montant nécessaire pour investir dans la pierre, le recours à un crédit immobilier constitue la solution la plus appropriée.

Il s’agit d’un prêt à long terme et dont le taux d’intérêt dépend essentiellement de la somme empruntée et de la durée de remboursement. Généralement, l’établissement financier exige un apport personnel de la part de l’emprunteur, bien qu’il soit possible de financer la totalité du prêt immobilier. D’autre part, le prêteur demande que l’emprunteur souscrive une assurance emprunteur incluant au minimum la garantie décès invalidité.

Une assurance qui pèse lourd sur le coût du crédit   

Et c’est justement le prix de cette assurance emprunteur qui gonfle le coût du crédit immobilier. Selon le cabinet BAO qui est spécialisé dans ce domaine, elle peut monter jusqu’à 50 % du coût total de l’emprunt immobilier. Or, cette assurance est nécessaire pour obtenir l’aval de l’emprunteur.

Afin de favoriser la concurrence en matière d’assurance emprunteur, l’Etat a autorisé les emprunteurs à résilier son contrat d’assurance décès invalidité s’ils trouvent une assurance moins chère. La seule condition est que cette résiliation intervienne au plus tôt 12 mois après la signature du contrat d’assurance.

Une réforme qui privilégie les emprunteurs       

Au moment d’examiner le projet de loi Sapin II, les députés ont voté un amendement qui permet aux particuliers qui ont souscrit un crédit immobilier de changer de contrat d’assurance emprunteur chaque année. Cela devrait aiguiser la concurrence entre les assureurs, ce qui aura pour effet de faire baisser le coût de l’assurance emprunteur et par conséquence du crédit immobilier. Il reste encore à obtenir le vote des sénateurs pour que ce projet de loi puisse entrer en vigueur.

Crédit automobile : comment le choisir ?

Le crédit auto constitue l’un des moyens les plus utilisés pour remplacer son véhicule par un neuf ou une occasion. Il existe plusieurs types de crédit et il appartient à chacun de déterminer la formule qui lui convient le plus et dont le remboursement lui parait la plus souple et avantageuse.

Le type de crédit automobile

Le crédit auto classique est une formule utilisée par des milliers de Français chaque année pour financer l’acquisition d’une voiture. En général, la durée de remboursement s’étale entre 1 et 5 ans mais il peut s’étendre jusqu’à 6 ans pour une automobile d’occasion et 7ans pour une neuve. Le montant maximal du prêt ne dépasse pas les 75 000 euros. Quand au taux d’intérêt, il varie selon l’établissement prêteur mais se situe la plupart du temps entre 4,5 et 9 %.

Egalement appelé « leasing », le crédit-bail ou Location avec option d’achat (LOA) est une formule qui intéresse plus particulièrement aux personnes qui souhaitent changer de voiture tous les 2 ou 3 ans. Concrètement, l’emprunteur demeure locataire du véhicule et non son propriétaire, et ce même s’il paye régulièrement les mensualités de son prêt automobile. La durée de celui-ci s’étale entre 6 mois et 5 ans. Au bout de cette période, l’emprunteur a le choix entre rendre la voiture au bailleur ou l’acheter en levant tout simplement l’option d’achat.

Qui propose un crédit automobile ?     

Si les banques sont les principales concernées par un crédit automobile, les constructeurs automobiles ainsi que les compagnies d’assurance sont également en mesure de financer cette acquisition. Il est recommandé d’utiliser un comparateur de crédit auto afin de trouver la meilleure offre et bénéficier de taux les plus attractifs.

Il faut bien entendu tenir compte de ses revenus afin de prévenir tout risque de surendettement, voire même d’être dans l’impossibilité de faire face à ses mensualités.